Création 2010

Un caprice

d'Alfred de Musset
Mise en scène : Sylvain Ledda

 

Avec : Florence Cabaret, Séverine Cojannot, Clément Goyard
Gilles-Vincent Kapps ou Sacha Pétronijevic ou Pascal Guignard

Assistant mise en scène : Clément Goyard
Scénographie : Marguerite Danguy Des Déserts
Lumières : Patrice Le Cadre
Costumes : Catherine Lainard
Coiffure et maquillage : Anne Caramagnol
Affiche et tract : Michel Bouvet

Avec le soutien de la ville de Pierrefitte-sur-Seine 
et du conseil général de Seine-Saint-Denis
En partenariat avec le Théâtre de l'Essaïon

 

 

Le résumé

Mathilde une jeune idéaliste souffre de la distance qu’affiche Chavigny, son époux, après seulement quelques mois de mariage…

Mathilde confectionne à son mari une bourse, mais elle s’aperçoit qu’on lui en a offert une autre. Chavigny refuse de s’expliquer sur sa provenance. Surgit alors Ernestine de Léry, à qui Mathilde confie sa peine. Plus expérimentée avec les hommes, son amie Madame de Léry va mettre Chavigny à l’épreuve et lui démontrer que le « caprice » n’est pas le monopole des hommes…

Et lui démontrer par la parole et par le geste que cette fameuse bourse incarne le caprice masculin, c’est-à-dire le jeu de la séduction auquel volontiers cèdent les hommes, tandis que les femmes, elles, sont souvent réduites au silence et à la résignation. Finalement, elle aura défendu la cause des femmes, Mathilde regagnera l’estime de son époux qui s’avouera vaincu.

Quelle est la place de la femme dans la société, dans le mariage, dans son rapport au désir ? Le proverbe nous intéresse aujourd’hui car il pose clairement le problème de l’altérité hommes/femmes au sein du couple et dans la société.

 

La note d'intention

Musset dépeint trois manières différentes de séduire et d'aimer. Nous avons souhaité montrer la complexité des rapports entre les femmes et les hommes,  mais aussi les non-dits et les vérités d'un couple.

Une pièce moderne

Nous désirons montrer comment, à travers le maniement du langage, peut s’affirmer une identité individuelle, et notamment la personnalité d’une femme.

Musset est moderne en ce qu’il démontre que les caprices – les aventures, les passades, les amourettes – ne sont pas la propriété exclusive des hommes : les femmes aussi doivent s’affirmer dans leur désir d’être au monde et de choisir leur vie.

Aux femmes…

En présentant deux types de femmes très différents, la femme mariée et la femme libérée, Musset parvient à juguler les déséquilibres et à faire éclater les clichés souvent réducteurs.

Défendre la cause des femmes, comme le fait Ernestine de Léry, ne signifie pas renoncer à sa féminité, ni même s’enfermer dans l’image d’un féminisme qui nie l’altérité masculine. Au contraire, Un caprice est l’histoire d’une reconquête, menée et gagnée par les femmes. 

Mettre en scène Un caprice, c’est travailler sur le dialogue d’orfèvre de Musset pour en extraire les pépites : chaque réplique est ciselée d’un sens extrêmement fin et précis. C’est pourquoi un travail pédagogique, au sens propre comme au figuré, peut accompagner la préparation de cette pièce auprès des publics, scolaires notamment

 
 
 

Le metteur en scène

Au Centre Dramatique Régional de Tours, Sylvain Ledda suit d’abord la formation du Conservatoire, qu’il complète ensuite par des stages de pratique et de dramaturgie sous la direction de Gilles Bouillon, Bernard Picot, Karin Rohmer et de Gérard Hardy. Puis il effectue plusieurs stages de dramaturgie au Théâtre des Amandiers de Nanterre. Au Centre Dramatique National de Sartrouville, il participe à un stage autour de Dickie, un Richard III, mise en scène de Joël Jouanneau et un atelier de pratique de jeu, sous la direction de Laurent Fréchuret.

Il a commencé très tôt à monter des pièces du répertoire et des œuvres contemporaines : L’Intruse de Maeterlinck, Oedipe de Corneille, Les Acteurs de bonne foi de Marivaux, La Mort qui fait le trottoir de Montherlant, Beaucoup de bruit pour rien de Shakespeare.

En 2008, il rejoint la Compagnie pARTage avec qui il crée Les Précieuses ridicules de Molière. Le spectacle sera joué plus de cent fois, notamment au théâtre Essaïon, au Mois Molière de Versailles, avant d’être repris au Chêne Noir, à Avignon en février 2011.

Spécialiste du théâtre de Musset, Il a participé au projet de Fantasio, mis en scène par Stéphanie Tesson au théâtre du Ranelagh en 2007, avec Nicolas Vaude dans le rôle titre.

Dans le cadre du bicentenaire, il organise un numéro spécial de la Revue d’Histoire du Théâtre consacré à Musset sur la scène contemporaine. Il a également été nommé Commissaire général de l’exposition itinérante Musset et les écrivains romantiques par la région Centre et le Conseil général du Loir et Cher.

En 2010, il  publie le Découvertes Gallimard Musset, les fantaisies d’un enfant du siècle ; La Confession d’un enfant du siècle, GF-Flammarion ; Contes et Nouvelles, GF-Flammarion ; Il ne faut jurer de rien, Folio-Théâtre.

 

La vie du spectacle

Création au Théâtre de Pierrefitte-sur-Seine dans le cadre des festivités du bicentenaire de la naissance d’Alfred de Musset 

Programmation:

  • Théâtre de Pierrefitte
  • Théâtre de l'Essaïon
  • Festillésime 41 à Vendôme (Festival du Loir-et-Cher)